Solastalgia

Photo Anna Basile

(c) Liana Finck

                   Prochaines étapes                     

>> Résidence à La Fabrique de Théâtre (Frameries) en septembre 2020.

Solastalgia : néologisme inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht pour décrire une forme de détresse psychique ou existentielle causée par la modification brusque d’un environnement familier. Voir aussi : éco-anxiété.

J’ai grandi avec une mère militante écologiste, dans une maison où les mots «crise climatique», «empreinte carbone» et «extinction des espèces» étaient prononcés plus souvent que «avoir de bonnes notes», «finir son assiette » ou «planifier les vacances»...

La solastalgie est un état familier.


La crise climatique me met dans un état de sidération. Envahie d’une tristesse profonde et paralysante. Seule et impuissante. L’effondrement est en cours, autour de et dans mon corps.

Le projet « Solastalgia » est encore à l’état d’ébauche. Il s’est déclaré il y a un peu moins d’un an, et il a attendu patiemment son tour (je suis en train de terminer mon spectacle "On va bâtir une île et élever des palmiers", dont la création a été retardée par la crise du Coronavirus).

A ce stade, je l’imagine comme un rituel collectif, un moment de consolation. Une expérience qui ferait l’effet d’un rituel de sorcière. Quelque chose de joyeux, surtout. De galvanisant. Un protocole magique et performatif, un moment qui rassemble.

Comment on se console ? Où chercher du réconfort ?

La première phase de travail sera une phase de recherche, plutôt documentaire. Il s’agira de rencontrer d’autres éco-anxieux, de participer à des groupes de parole, de faire des expériences magiques... Pour cette première phase, je travaillerai majoritairement seule.

Porteuse de projetLorette Moreau

Avec le soutien de :  le Service Provincial des Arts de la Scène asbl / La Fabrique de Théâtre

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